Berbères juifs: L’émergence du monothéisme en Afrique du Nord

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Berbères juifs: L’émergence du monothéisme en Afrique du Nord Ce livre peut être téléchargé gratuitement aux formats EPUB, PDF et MOBI.

Description du livre:

Voici un livre qui remet en question les idées reçues sur l’origine des Juifs d’Afrique du Nord. Le récit traditionnel est simple : après la destruction du deuxième temple de Jérusalem par les troupes de Titus en l’an 70 de notre ère, les Juifs de Judée furent contraints à l’exil, se dispersant dans le monde entier pour fonder des communautés en Europe, en Orient, en Afrique, en Asie et au Maghreb. Selon cette vision, les Juifs d’Afrique du Nord descendraient de la population initiale de Judée. Cependant, il semble qu’en dépit de la destruction du temple, l’exil n’a jamais eu lieu. Comment un exode aussi massif aurait-il pu réellement se produire ? « Dans quels camions ? » interroge Shlomo Sand dans son ouvrage majeur, « Comment le peuple juif fut inventé » (Fayard, 2008).

Les communautés juives étaient déjà nombreuses dans toute la région orientale bien avant la destruction du temple. D’après Philon d’Alexandrie, les Juifs étaient plus présents en Égypte, en Libye, en Asie Mineure et surtout à Babylone qu’autour de Jérusalem. Ils ne parlaient hébreu que pour la liturgie, utilisant souvent la langue du pays où ils vivaient, comme le grec. Alors, d’où viennent les Juifs d’Afrique du Nord ? La réponse est claire : ce sont des Berbères judaïsés. Le judaïsme ancien était fortement prosélyte, contrairement à celui d’aujourd’hui. Le monothéisme juif, né à Babylone, s’est répandu dans le bassin méditerranéen, souvent sous l’œil bienveillant (au moins au début) de l’Empire romain. Les Phéniciens, grands navigateurs – ce que leurs voisins judéens n’étaient pas – ont largement contribué à l’extension du monothéisme juif, partageant des liens linguistiques et idéologiques avec celui-ci.

On désigne souvent les Juifs d’Afrique du Nord comme des « Sépharades ». Cependant, Cohen-Lacassagne souligne que cette appellation est erronée, car « sépharade » signifie espagnol (ou plus largement ibère). Bien qu’une partie des Juifs d’Espagne ait traversé le détroit lors de la Reconquista par les Rois très catholiques, ils ne représentent qu’une infime partie de la population juive maghrébine de l’époque, elle-même constituée de Berbères judaïsés. « Au Maghreb, comme ailleurs, être Juif ne correspond ni à une réalité ethnique, ni à une réalité linguistique, ni à une réalité nationale – tout comme être musulman. »

Avec l’arrivée de l’islam, une authentique civilisation judéo-musulmane s’est épanouie en Méditerranée et au Moyen-Orient, bien plus tangible que l’hypothétique civilisation judéo-chrétienne. Après la victoire du christianisme, devenu religion officielle, le judaïsme se retrouva confiné dans des zones rurales, au sein d’un réseau de solidarité arabo-judéo-berbère, ce qui a sans doute contribué à sa survie jusqu’à nos jours. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire davantage.

Notations: 52 évaluations
Poids du livre:
Nombre de pages: 200 pages

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